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Histoire · 10e Prépare le BEPC

Leçon 8 sur 24

L'Afrique à la veille de la poussée impérialiste

Je sais décrire l'Afrique vers 1870-1880, juste avant la conquête coloniale : ses États et ses sociétés, son économie, la présence encore limitée des Européens, et la situation des différentes régions de la Guinée.

  • 50 min
  • 5 exercices corrigés
  • 2 schémas
  • QCM de 5 questions

À la fin de la leçon, tu sauras :

  • Présenter la diversité politique de l'Afrique vers 1870-1880 (empires, royaumes, sociétés sans État)
  • Décrire l'économie et la société africaines après la fin de la traite atlantique
  • Montrer que la présence européenne se limite encore surtout aux côtes
  • Décrire la situation des quatre régions de la Guinée à la veille de la conquête

Avant de commencer : Les notions de traite atlantique et d'empires africains vues les années précédentes ; savoir lire une carte de l'Afrique.

1Je découvre

À Labé, pendant la fête de fin d'année, le vieux Thierno raconte l'histoire de la région à ses petits-enfants, Kadiatou et Alpha. « Avant l'arrivée des Blancs, dit-il, le Fouta-Djallon était un État organisé. Il avait un almamy à Timbo, des chefs de province, des écoles coraniques dans chaque village et un conseil des anciens. En Haute-Guinée, Samory Touré construisait un grand empire. Sur la côte, les rois soussous et baga commerçaient avec les navires européens. »

Kadiatou s'étonne : « Mais alors, pourquoi dit-on que les Européens ont "découvert" l'Afrique ? L'Afrique était déjà organisée ! » Le vieux Thierno hoche la tête : « Justement, il faut connaître l'Afrique d'avant la conquête pour comprendre ce qui s'est passé ensuite. »

À quoi ressemblait l'Afrique, et en particulier la Guinée, vers 1870-1880, juste avant la poussée impérialiste européenne ?

2Je comprends

1. Une Afrique politiquement très diverse

Vers 1870-1880, l'Afrique n'est pas une terre vide ni sans histoire. Elle compte des États puissants et des sociétés organisées de façons très variées.

Les grands États et empires.

RégionExemples d'États vers 1870-1880
Afrique du NordÉgypte, largement autonome dans l'Empire ottoman (canal de Suez ouvert en 1869) ; Tunisie, largement autonome elle aussi, et Maroc indépendant ; l'Algérie, elle, est conquise par la France depuis 1830
Afrique de l'OuestCalifat de Sokoto (fondé par Ousmane dan Fodio au début du XIXe siècle) ; Empire toucouleur fondé par El Hadj Omar Tall (mort en 1864), dirigé ensuite par son fils Ahmadou ; confédération du Fouta-Djallon ; État de Samory Touré en formation ; royaumes ashanti, du Dahomey, mossi
Afrique de l'EstEmpire d'Éthiopie ; sultanat de Zanzibar ; royaumes des Grands Lacs comme le Buganda
Afrique australeRoyaume zoulou ; républiques fondées par les Boers (colons d'origine néerlandaise) : Transvaal et État libre d'Orange

Beaucoup de ces États d'Afrique de l'Ouest sont nés de djihads, des guerres menées au nom de l'islam, qui ont créé des États musulmans organisés autour d'un chef religieux et politique : l'almamy.

Les sociétés sans État centralisé. Ailleurs, les populations vivent dans des sociétés lignagères : il n'y a pas de roi, mais des chefs de villages, de clans et de familles, des conseils d'anciens et des sociétés d'initiation. Ces sociétés ne sont pas « désorganisées » : leur pouvoir est simplement réparti entre plusieurs chefs.

2. L'économie et la société africaines

Une économie surtout agricole. La plupart des Africains sont cultivateurs (mil, riz, fonio, igname, manioc) ou éleveurs. L'artisanat est riche : forgerons, tisserands, potiers, teinturiers, orfèvres.

Le commerce. Les échanges sont actifs : commerce à longue distance (sel, or, kola, bétail, tissus) assuré par des marchands, comme les dioulas en Afrique de l'Ouest ; commerce transsaharien vers l'Afrique du Nord ; commerce côtier avec les Européens.

La fin de la traite atlantique. La Grande-Bretagne interdit la traite des esclaves en 1807 et la France abolit l'esclavage dans ses colonies en 1848. La traite atlantique recule peu à peu. Les Européens développent alors un commerce dit « licite » : ils achètent des produits agricoles et de cueillette pour leurs industries (huile de palme, arachide, gomme, caoutchouc, ivoire) et vendent des tissus, des armes, de l'alcool, du sel et des objets manufacturés. Ce commerce rend certaines régions africaines dépendantes des échanges avec l'Europe. À l'intérieur, cependant, l'esclavage et les captifs de guerre restent nombreux.

Les religions. L'islam progresse fortement en Afrique de l'Ouest grâce aux djihads et aux marchands. Les religions traditionnelles restent très présentes. Le christianisme s'installe sur les côtes avec les missionnaires.

3. Une présence européenne encore limitée

Avant 1880, les Européens ne contrôlent qu'une petite partie du continent, surtout sur les côtes :

  • la France : l'Algérie (depuis 1830) et le Sénégal (Saint-Louis, Gorée), avec quelques comptoirs sur la côte de la Guinée actuelle et du golfe de Guinée ;
  • la Grande-Bretagne : la colonie du Cap en Afrique du Sud, la Sierra Leone (avec Freetown), la Gold Coast (actuel Ghana), Lagos ;
  • le Portugal : des territoires en Angola, au Mozambique et en Guinée portugaise (actuelle Guinée-Bissau).

Le Liberia est un État indépendant depuis 1847.

L'intérieur du continent reste mal connu des Européens. Des explorateurs le parcourent au XIXe siècle : le Français René Caillié, parti en 1827 de la région de Boké, traverse le Fouta-Djallon et la Haute-Guinée et atteint Tombouctou en 1828 ; l'Écossais David Livingstone explore l'Afrique australe et centrale ; Henry Morton Stanley descend le fleuve Congo (1874-1877). Leurs récits attirent l'attention des gouvernements, des commerçants et des missionnaires.

Deux progrès facilitent la pénétration européenne : la quinine, utilisée contre le paludisme à partir du milieu du XIXe siècle, et les bateaux à vapeur, qui remontent les fleuves.

  1. 11807 : la Grande-Bretagne interdit la traite des esclaves
  2. 21827-1828 : René Caillié part de la région de Boké et atteint Tombouctou
  3. 31830 : début de la conquête de l'Algérie par la France
  4. 41847 : indépendance du Liberia
  5. 51848 : la France abolit l'esclavage dans ses colonies
  6. 61869 : ouverture du canal de Suez
  7. 7Vers 1880 : les Européens contrôlent encore surtout les côtes
Repères de l'Afrique avant la poussée impérialiste.

4. La Guinée à la veille de la conquête

Le territoire de la Guinée actuelle n'est pas encore un pays unique. Chacune de ses quatre régions naturelles a sa propre organisation.

La Moyenne-Guinée : la confédération du Fouta-Djallon. Vers 1725, un djihad mené par Karamoko Alfa fonde un État théocratique musulman. Il est dirigé par un almamy, installé à Timbo (capitale politique), tandis que Fougoumba est la capitale religieuse, où siège le conseil des anciens. Deux grandes familles, les Alfaya et les Soriya, se partagent le pouvoir et alternent à la tête de l'État, ce qui provoque parfois des rivalités. Le pays est divisé en provinces, les diwé (au singulier diwal), comme celle de Labé, la plus vaste et la plus puissante. L'enseignement coranique y est très développé.

La Haute-Guinée : le pays malinké et l'essor de Samory. Le pays malinké est formé de petits territoires, les kafous, et de villes commerçantes et religieuses comme Kankan. À partir des années 1860-1870, Samory Touré, ancien marchand dioula devenu chef de guerre, unifie une grande partie de la région et fonde un empire avec pour capitale Bissandougou.

La Basse-Guinée : les Rivières du Sud. Sur la côte, les Soussou, les Baga, les Nalou, les Landouma et d'autres peuples sont organisés en chefferies et petits royaumes. Leur région, appelée Rivières du Sud par les Français, est traversée par des fleuves côtiers (Rio Nunez, Rio Pongo, Mellacorée). On y fait le commerce de l'arachide, du palmiste et du caoutchouc avec des négociants français, britanniques (venus de Freetown) et portugais. La France y installe des postes fortifiés, par exemple à Boké en 1866.

La Guinée forestière : des sociétés lignagères. Les Kissi, les Toma, les Kpèlè (ou Guerzé), les Manon et d'autres peuples vivent en villages dirigés par des chefs de lignage et des conseils d'anciens. Les sociétés d'initiation et le bois sacré jouent un grand rôle dans l'éducation et l'organisation de la vie sociale.

Région
  • Moyenne-Guinée
  • Haute-Guinée
  • Basse-Guinée
  • Guinée forestière
Organisation vers 1870-1880
  • Confédération théocratique du Fouta-Djallon (almamy à Timbo)
  • Kafous malinkés, puis empire de Samory (Bissandougou)
  • Chefferies et royaumes côtiers, comptoirs et postes européens
  • Sociétés lignagères, chefs de villages, sociétés d'initiation
Les régions de la Guinée actuelle à la veille de la conquête coloniale.

5. Forces et faiblesses de l'Afrique face à l'Europe

L'Afrique a des forces : des États organisés, des armées expérimentées, des chefs prestigieux, une bonne connaissance du terrain. Samory ou les almamys du Fouta-Djallon en sont des exemples.

Mais elle a aussi des faiblesses face à une Europe transformée par la révolution industrielle :

  • les divisions et les rivalités entre États et entre familles dirigeantes, que les Européens sauront utiliser ;
  • le retard dans l'armement : les Européens disposent de fusils à répétition, de canons modernes et bientôt de mitrailleuses ;
  • l'affaiblissement économique lié à la traite, puis à la dépendance envers le commerce européen ;
  • l'absence d'industrie capable de produire des armes modernes en grande quantité.

Exemple

Question : « Montre que l'Afrique n'était pas une terre vide et sans organisation avant la colonisation. »

Réponse rédigée : Vers 1870-1880, l'Afrique comptait de nombreux États organisés. En Afrique de l'Ouest, par exemple, le califat de Sokoto, l'Empire toucouleur ou la confédération du Fouta-Djallon avaient des chefs, des lois, des impôts et des armées. En Guinée, le Fouta-Djallon était dirigé par un almamy installé à Timbo, avec un conseil des anciens à Fougoumba et des provinces comme Labé. Même les sociétés sans roi, comme celles de la Guinée forestière, étaient organisées autour de chefs de lignage, de conseils d'anciens et de sociétés d'initiation. L'Afrique avait aussi une économie active, fondée sur l'agriculture, l'artisanat et le commerce. Elle n'était donc ni vide ni désorganisée.

Exemple

Question : « Pourquoi dit-on que la présence européenne était encore limitée vers 1880 ? »

Réponse : Parce que les Européens ne contrôlaient alors qu'une petite partie du continent, surtout sur les côtes : la France en Algérie et au Sénégal, la Grande-Bretagne au Cap, en Sierra Leone et en Gold Coast, le Portugal en Angola et au Mozambique. En Guinée, les Français n'avaient que quelques postes dans les Rivières du Sud, comme Boké (1866). L'intérieur, avec le Fouta-Djallon ou l'empire de Samory, restait indépendant et encore mal connu des Européens.

Méthode

Pour présenter une situation historique à une date donnée (un « tableau ») :

  1. Je précise la date et l'espace étudiés (ici, l'Afrique vers 1870-1880).
  2. Je décris la situation politique (qui gouverne, comment).
  3. Je décris la situation économique et sociale.
  4. Je décris les relations avec l'extérieur (ici, la présence européenne).
  5. Je termine par les forces et les faiblesses, qui annoncent la suite des événements.

3Je retiens

Je retiens

Vers 1870-1880, l'Afrique est politiquement diverse : grands États (Sokoto, Empire toucouleur, Fouta-Djallon, Éthiopie, Ashanti, Dahomey, royaume zoulou) et sociétés lignagères sans État centralisé.

Économie : agriculture, artisanat, commerce à longue distance ; après la fin de la traite atlantique (interdite par la Grande-Bretagne en 1807), « commerce licite » de produits agricoles vers l'Europe.

La présence européenne se limite surtout aux côtes (Algérie, Sénégal, Sierra Leone, Cap, Angola, Mozambique) ; le Liberia est indépendant depuis 1847.

Explorateurs : René Caillié (parti de la région de Boké en 1827, Tombouctou en 1828), Livingstone, Stanley.

Guinée : Fouta-Djallon (almamy à Timbo, conseil des anciens à Fougoumba, provinces comme Labé) ; Haute-Guinée (kafous malinkés, empire de Samory, Bissandougou) ; Rivières du Sud (royaumes côtiers, poste français de Boké en 1866) ; Guinée forestière (sociétés lignagères).

Faiblesses africaines : divisions, retard de l'armement, dépendance commerciale, absence d'industrie.

4Erreurs fréquentes

  • Dire que l'Afrique était « vide » ou « sans histoire » avant les Européens : elle comptait des États puissants et des sociétés organisées.
  • Croire que toute l'Afrique était colonisée dès 1850 : vers 1880, les Européens ne tiennent encore que des territoires surtout côtiers.
  • Confondre la traite atlantique, interdite par la Grande-Bretagne en 1807, et l'esclavage, aboli par la France dans ses colonies en 1848.
  • Parler de la « Guinée » comme d'un pays unifié à cette époque : chaque région avait sa propre organisation.

5Je m’exerce

1Exercice 1

(Questions de cours)

a) Cite trois États africains importants vers 1870-1880.

b) Qu'est-ce qu'une société lignagère ?

c) Qu'appelle-t-on le « commerce licite » ?

d) Quel explorateur français est parti de la région de Boké pour atteindre Tombouctou ?

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a) Par exemple : le califat de Sokoto, l'Empire toucouleur, la confédération du Fouta-Djallon, l'empire d'Éthiopie, le royaume ashanti, le royaume du Dahomey.

b) C'est une société sans roi ni État centralisé, où le pouvoir est exercé par les chefs de familles, de clans et de villages, avec des conseils d'anciens.

c) C'est le commerce des produits agricoles et de cueillette (huile de palme, arachide, caoutchouc, gomme) que les Européens développent en Afrique après l'interdiction de la traite des esclaves.

d) René Caillié (départ en 1827, arrivée à Tombouctou en 1828).

2Exercice 2

(Compléter) Complète les phrases.

a) Le Fouta-Djallon est dirigé par un … installé à … .

b) Les deux familles qui alternent au pouvoir au Fouta-Djallon sont les … et les … .

c) La capitale de l'empire de Samory est … .

d) Les Français appellent la côte guinéenne les … .

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a) Le Fouta-Djallon est dirigé par un almamy installé à Timbo.

b) Les Alfaya et les Soriya.

c) Bissandougou.

d) Les Rivières du Sud.

3Exercice 3

(Vrai ou faux, corrige les phrases fausses)

a) Vers 1880, les Européens contrôlent la plus grande partie de l'intérieur de l'Afrique.

b) Le Liberia est indépendant depuis 1847.

c) La Guinée forestière est dirigée par un almamy.

d) La quinine a aidé les Européens à lutter contre le paludisme.

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a) Faux : vers 1880, les Européens contrôlent surtout des territoires côtiers ; l'intérieur reste indépendant.

b) Vrai.

c) Faux : c'est le Fouta-Djallon qui est dirigé par un almamy ; la Guinée forestière est organisée en sociétés lignagères.

d) Vrai.

4Exercice 4

(Analyse de document, type BEPC) Observe le tableau « Région | Organisation vers 1870-1880 ».

a) Quelle région de la Guinée est organisée en État théocratique ? Justifie.

b) Quelle région a la forme d'organisation la moins centralisée ?

c) Dans quelle région les Européens sont-ils déjà présents ? Pourquoi, à ton avis, là plutôt qu'ailleurs ?

d) Montre que cette diversité pouvait être à la fois une force et une faiblesse face aux Européens.

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a) La Moyenne-Guinée (Fouta-Djallon) : c'est un État musulman dirigé par un almamy, chef à la fois religieux et politique.

b) La Guinée forestière, organisée en sociétés lignagères sans pouvoir central.

c) En Basse-Guinée (Rivières du Sud), où se trouvent des comptoirs et des postes comme Boké. Les Européens arrivent par la mer : ils s'installent d'abord sur la côte et le long des fleuves, là où ils peuvent commercer et être ravitaillés.

d) Force : les Européens devaient affronter des adversaires différents, dans des régions différentes, ce qui rendait la conquête longue. Faiblesse : ces régions n'étaient pas unies ; les Européens pouvaient négocier avec les unes et combattre les autres, et profiter de leurs rivalités.

5Exercice 5

(Rédaction guidée) En une douzaine de lignes, présente la Guinée à la veille de la conquête coloniale. Plan conseillé : introduction ; 1. la Moyenne-Guinée et la Haute-Guinée ; 2. la Basse-Guinée et la Guinée forestière ; 3. forces et faiblesses ; conclusion.

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Exemple de rédaction :

Vers 1870-1880, le territoire de la Guinée actuelle n'est pas un pays unique : chaque région a sa propre organisation.

En Moyenne-Guinée, la confédération théocratique du Fouta-Djallon, fondée vers 1725, est dirigée par un almamy à Timbo, avec un conseil des anciens à Fougoumba et des provinces comme Labé. En Haute-Guinée, les kafous malinkés sont peu à peu unifiés par Samory Touré, dont la capitale est Bissandougou.

En Basse-Guinée, les royaumes côtiers soussou, baga, nalou et landouma commercent avec les Européens, et la France installe des postes comme Boké en 1866. En Guinée forestière, les Kissi, les Toma, les Kpèlè et les Manon vivent en sociétés lignagères.

Ces sociétés ont des forces : des États organisés et des chefs expérimentés. Mais leurs divisions et leur armement moins moderne constituent des faiblesses.

Ainsi, à la veille de la conquête, la Guinée est riche d'une grande diversité politique, que les colonisateurs vont exploiter.

Cherche d’abord seul, sur ton cahier, puis ouvre le corrigé pour comparer.

6Je vérifie

Choisis une réponse pour chaque question : la correction s’affiche aussitôt.

1Vers 1880, où se trouvent surtout les possessions européennes en Afrique ?
Voir la réponse

Réponse A : sur les côtes. L'intérieur reste indépendant et encore mal connu des Européens.

2Qui dirige la confédération du Fouta-Djallon ?
Voir la réponse

Réponse B : un almamy installé à Timbo. L'almamy est à la fois chef religieux et politique ; il est choisi dans les familles Alfaya et Soriya.

3Quel pays africain est indépendant depuis 1847 ?
Voir la réponse

Réponse B : le Liberia. Le Sénégal et la Sierra Leone sont alors des colonies ; l'Algérie est conquise par la France depuis 1830.

4Quelle est la capitale de l'empire de Samory Touré ?
Voir la réponse

Réponse C : Bissandougou. Timbo est la capitale du Fouta-Djallon ; Labé est sa plus grande province.

5Comment sont organisées les sociétés de la Guinée forestière à la veille de la conquête ?
Voir la réponse

Réponse B : en sociétés lignagères, avec chefs de villages et conseils d'anciens. Les Kissi, Toma, Kpèlè et Manon n'ont pas d'État centralisé, mais des institutions bien établies.

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