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Histoire · 11e SS

Leçon 20 sur 23

Les États peuls et leur hégémonie en Afrique de l'Ouest

Je sais expliquer comment, aux XVIIIe et XIXe siècles, des révolutions religieuses menées par des lettrés peuls ont fondé des États théocratiques qui ont dominé une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, à commencer par le Fouta-Djallon.

  • 45 min
  • 5 exercices corrigés
  • 2 schémas
  • QCM de 5 questions

À la fin de la leçon, tu sauras :

  • Présenter les Peuls et leur expansion en Afrique de l'Ouest
  • Expliquer les causes des révolutions religieuses peules (jihad)
  • Décrire l'organisation de l'État théocratique du Fouta-Djallon
  • Mesurer l'hégémonie peule et ses limites

Avant de commencer : Les leçons « L'islam » et « L'empire de Gao » ; la leçon « Les États de la côte ouest-africaine » (traite atlantique, Kaabu).

1Je découvre

À Timbo, l'ancienne capitale du Fouta-Djallon, Mamadou visite avec son grand-père la mosquée et les lieux où siégeaient autrefois les almamy. Le grand-père raconte : « Il y a trois siècles, des lettrés musulmans peuls se sont unis pour fonder ici un État gouverné selon la loi de l'islam. Les chefs étaient choisis parmi deux grandes familles, qui se relayaient au pouvoir. Un conseil d'anciens, à Fougoumba, pouvait refuser un almamy. »

Mamadou apprend aussi qu'à la même époque, d'autres États peuls sont nés au Fouta-Toro, au Macina, au Sokoto. Pendant plus d'un siècle, les Peuls ont exercé une véritable hégémonie, c'est-à-dire une domination politique, religieuse et culturelle, sur une grande partie de l'Afrique de l'Ouest.

Comment les Peuls ont-ils fondé ces États, comment étaient-ils organisés, et jusqu'où s'est étendue leur domination ?

2Je comprends

1. Les Peuls, un peuple d'éleveurs dispersé

Les Peuls (ils s'appellent eux-mêmes Fulɓe ; on dit aussi Fulani ou Foulbé) parlent le pular ou fulfulde. Ils sont présents aujourd'hui dans de nombreux pays d'Afrique, du Sénégal jusqu'au Cameroun et au Soudan. Traditionnellement éleveurs de bovins, ils se sont déplacés pendant des siècles à la recherche de pâturages, du Fouta-Toro (vallée du fleuve Sénégal) vers l'est et vers le sud.

Au cours de ces migrations, une partie des Peuls s'est sédentarisée et s'est convertie très tôt à l'islam. Parmi eux sont apparus des lettrés (marabouts, tierno, modibbo) réputés pour leur savoir religieux.

Au XVIIe et au début du XVIIIe siècle, dans beaucoup de régions, ces Peuls musulmans vivent sous l'autorité de chefs non musulmans ou jugés peu fidèles à l'islam. Ils doivent payer des impôts, subissent des razzias et ne peuvent pas pratiquer librement leur religion.

2. Les causes des révolutions peules

Les révolutions peules des XVIIIe et XIXe siècles sont des jihad, c'est-à-dire, dans ce contexte, des guerres menées au nom de l'islam pour fonder un État gouverné par la loi religieuse. Leurs causes sont multiples :

  • Religieuses : volonté de répandre l'islam et d'appliquer la loi islamique ; rôle des confréries (Qadiriyya, puis Tidjaniya) et des grands lettrés.
  • Politiques : refus de la domination de chefs non musulmans, désir de pouvoir des lettrés et des éleveurs.
  • Économiques et sociales : contrôle des terres et des pâturages, fin des taxes jugées injustes, protection contre la vente de musulmans comme esclaves.
  • Contexte général : la traite atlantique multiplie les guerres et l'insécurité ; les lettrés promettent un ordre juste.
  1. 1Vers 1725 : jihad au Fouta-Djallon, fondation de l'État théocratique
  2. 21776 : révolution torodo au Fouta-Toro, pouvoir des almamy
  3. 31804 : jihad d'Ousmane dan Fodio, naissance du califat de Sokoto
  4. 41818 : Sékou Amadou fonde l'empire peul du Macina
  5. 5Années 1850 : El Hadj Oumar Tall lance son jihad depuis Dinguiraye
Les grandes révolutions peules en Afrique de l'Ouest (XVIIIe-XIXe siècles).

3. Le Fouta-Djallon, premier État théocratique peul

La fondation. Au début du XVIIIe siècle, dans les hautes terres du Fouta-Djallon (Moyenne-Guinée), des lettrés peuls et des alliés malinké musulmans s'unissent contre les chefs dialonké et peuls non musulmans. Vers 1725, ils proclament le jihad. Leur chef est Karamoko Alfa (Ibrahima Sambégou), un lettré respecté de la famille des Seydiyanké. Il devient le premier almamy (de l'arabe al-imam, le guide de la prière et de la communauté).

Après Karamoko Alfa, le chef de guerre Ibrahima Sory, dit Sory Mawdo (« le Grand »), poursuit la lutte et consolide l'État par ses victoires militaires.

L'organisation politique. Le Fouta-Djallon est une théocratie : l'État est gouverné selon la loi religieuse, et les chefs sont à la fois religieux et politiques.

  • L'almamy siège à Timbo, la capitale politique. Il est choisi dans l'une des deux familles issues des fondateurs : les Alfaya (descendants de Karamoko Alfa) et les Soriya (descendants d'Ibrahima Sory). En principe, les deux familles devaient alterner au pouvoir, tous les deux ans selon la tradition. Dans la pratique, cette alternance a souvent provoqué des rivalités et des conflits.
  • Fougoumba est la capitale religieuse : c'est là que l'almamy est intronisé, et là que siège le conseil des anciens, qui peut contrôler l'almamy.
  • Le territoire est divisé en provinces appelées diwe (au singulier diwal), neuf selon la tradition, dont Labé, Timbi, Fougoumba et Timbo. Chacune a à sa tête un alfa et son propre conseil. Le diwal de Labé, très vaste, devient au XIXe siècle presque autonome.
  • À la base, les misside (villages ayant une mosquée) et les foulasso (hameaux) sont dirigés par des chefs locaux.

Exemple

Question : « Montre que le Fouta-Djallon est un État organisé avec un équilibre des pouvoirs. »

Réponse rédigée : Le Fouta-Djallon n'est pas gouverné par un seul homme. L'almamy siège à Timbo, mais il est choisi alternativement dans deux familles, les Alfaya et les Soriya, ce qui évite qu'une seule lignée monopolise le pouvoir. Il doit être intronisé à Fougoumba, où siège le conseil des anciens, capable de le contrôler. Enfin, le pays est divisé en provinces, les diwe, dirigées par des alfa qui ont leur propre conseil. Le pouvoir est donc partagé entre l'almamy, les conseils et les chefs de province.

La société et l'économie. La société est hiérarchisée : au sommet, les familles libres peules, lettrés et éleveurs ; puis les gens de métier (forgerons, cordonniers, griots) ; enfin de nombreux captifs, installés dans des villages de culture appelés rounde, qui travaillent les champs pour leurs maîtres. L'économie repose sur l'élevage, l'agriculture (fonio, riz, mil), et le commerce avec la côte (bétail, cuirs, riz, captifs contre sel, tissus et armes).

Le rayonnement religieux et culturel. Le Fouta-Djallon devient un grand foyer d'enseignement coranique et de savoir islamique. Des lettrés y écrivent des poèmes religieux et moraux en pular, avec l'alphabet arabe (on parle d'ajami) ; le plus célèbre est Tierno Samba Mombéyâ, auteur d'un poème didactique encore récité aujourd'hui. Des élèves viennent de toute la région.

4. Les autres États peuls

ÉtatFondateur et dateRégionCaractères
Fouta-DjallonKaramoko Alfa, vers 1725Moyenne-GuinéeAlmamy à Timbo, alternance Alfaya-Soriya, conseil de Fougoumba, diwe
Fouta-ToroRévolution torodo, 1776 (almamy Abdoul Kader Kane)Vallée du fleuve SénégalAlmamy élu par un conseil de grands électeurs
Califat de SokotoOusmane dan Fodio, jihad de 1804Pays haoussa (nord du Nigeria actuel)Immense empire, capitale Sokoto, rôle de Mohammed Bello
MacinaSékou Amadou, 1818Delta intérieur du Niger (Mali actuel)Capitale Hamdallahi, grand conseil de marabouts
Empire toucouleurEl Hadj Oumar Tall, années 1850Du Sénégal au NigerConquête de Ségou (1861) et du Macina (1862)

Les deux derniers feront l'objet des deux leçons suivantes.

5. Une hégémonie et ses limites

On parle d'hégémonie peule parce que, du milieu du XVIIIe à la fin du XIXe siècle, des États dirigés par des Peuls ou fondés sur leur mouvement religieux dominent un espace immense, du fleuve Sénégal au lac Tchad. Cette hégémonie est :

  • politique : création d'États nouveaux, durables, avec des institutions ;
  • religieuse : large diffusion de l'islam, écoles, mosquées ;
  • culturelle : écriture de la langue peule, développement d'une littérature religieuse ;
  • économique : contrôle de régions agricoles et d'élevage, de routes commerciales.

Mais elle a aussi des limites :

  • rivalités internes : conflits entre Alfaya et Soriya, autonomie croissante de Labé, guerres entre États peuls (le Macina sera conquis par El Hadj Oumar) ;
  • résistances des peuples soumis, qui refusent l'islamisation forcée ou l'impôt ;
  • inégalités sociales : ces États reposent en partie sur le travail des captifs ;
  • la conquête coloniale à la fin du XIXe siècle. Au Fouta-Djallon, l'almamy Bokar Biro est tué en 1896 à Porédaka en combattant les troupes françaises ; Alfa Yaya Diallo, chef du diwal de Labé, sera plus tard arrêté et déporté par les Français.
Forces de l'hégémonie peule
  • États durables dotés d'institutions
  • Diffusion de l'islam et des écoles
  • Littérature en pular (ajami)
  • Contrôle de vastes territoires
Limites de l'hégémonie peule
  • Rivalités entre familles et provinces
  • Résistances des peuples soumis
  • Place importante des captifs
  • Conquête coloniale à la fin du XIXe siècle
Bilan de l'hégémonie peule en Afrique de l'Ouest.

Exemple

Question : « Pourquoi parle-t-on d'hégémonie peule en Afrique de l'Ouest aux XVIIIe et XIXe siècles ? »

Réponse : On parle d'hégémonie parce que les Peuls ne se contentent pas de fonder un seul royaume : ils créent une série d'États puissants, du Fouta-Djallon (vers 1725) et du Fouta-Toro (1776) au califat de Sokoto (1804) et au Macina (1818). Ces États dominent de vastes territoires, imposent l'islam comme fondement du pouvoir, développent l'enseignement et une littérature en pular. Cette domination est à la fois politique, religieuse et culturelle, ce qui correspond à la définition de l'hégémonie.

Méthode

Pour analyser une révolution religieuse (jihad) :

  1. Je présente le contexte : qui domine, quelles injustices sont dénoncées.
  2. Je nomme le chef, sa formation religieuse et ses partisans.
  3. Je date le déclenchement et je nomme les principaux adversaires.
  4. Je décris l'État créé : chef, capitale, institutions, provinces.
  5. Je mesure les résultats et les limites (diffusion de l'islam, résistances, conflits).

3Je retiens

Je retiens

Les Peuls (Fulɓe), éleveurs parlant le pular, se sont dispersés du Fouta-Toro vers l'est et le sud ; beaucoup de leurs lettrés étaient musulmans.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, des jihad fondent des États théocratiques : Fouta-Djallon (vers 1725), Fouta-Toro (1776), Sokoto (1804), Macina (1818), empire toucouleur (années 1850).

Fouta-Djallon : Karamoko Alfa premier almamy ; Timbo capitale politique, Fougoumba capitale religieuse et siège du conseil des anciens ; alternance Alfaya-Soriya ; provinces appelées diwe (Labé, Timbi…).

Hégémonie peule : domination politique, religieuse, culturelle (ajami, Tierno Samba Mombéyâ) et économique.

Limites : rivalités internes, résistances, captifs, conquête coloniale (Bokar Biro tué à Porédaka en 1896).

4Erreurs fréquentes

  • Réduire le jihad à une simple guerre de conquête : il a aussi des causes religieuses, sociales et politiques, et il aboutit à la création d'institutions.
  • Croire que tous les Peuls étaient musulmans ou lettrés : beaucoup d'éleveurs peuls pratiquaient encore leurs croyances traditionnelles, et les jihad ont aussi visé des chefs peuls.
  • Confondre Timbo et Fougoumba : Timbo est la capitale politique de l'almamy ; Fougoumba, la capitale religieuse où il est intronisé.
  • Oublier les limites de l'hégémonie : rivalités, résistances et place des captifs doivent figurer dans un bilan honnête.

5Je m’exerce

1Exercice 1

(Questions de cours)

a) Comment les Peuls s'appellent-ils eux-mêmes, et quelle langue parlent-ils ?

b) Que signifie le mot almamy ?

c) Qui sont les Alfaya et les Soriya ?

d) Qu'est-ce qu'un diwal ?

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a) Ils s'appellent les Fulɓe et parlent le pular (ou fulfulde).

b) Almamy vient de l'arabe al-imam : c'est le guide de la prière et de la communauté, donc le chef religieux et politique de l'État.

c) Ce sont les deux familles issues des fondateurs du Fouta-Djallon : les Alfaya descendent de Karamoko Alfa, les Soriya d'Ibrahima Sory ; elles devaient alterner à la tête de l'État.

d) Un diwal est une province du Fouta-Djallon, dirigée par un alfa assisté d'un conseil (pluriel : diwe).

2Exercice 2

(Chronologie et calcul) a) Range dans l'ordre les fondations suivantes : califat de Sokoto ; Fouta-Djallon ; Macina ; révolution torodo au Fouta-Toro. b) Combien d'années se sont écoulées entre le jihad du Fouta-Djallon (vers 1725) et la mort de Bokar Biro (1896) ?

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a) Fouta-Djallon (vers 1725) ; Fouta-Toro (1776) ; Sokoto (1804) ; Macina (1818).

b) 1896 - 1725 = 171 : environ 171 ans.

3Exercice 3

(Vrai ou faux, en justifiant)

a) Fougoumba est la capitale politique du Fouta-Djallon.

b) L'almamy du Fouta-Djallon gouvernait sans aucun contrôle.

c) Tierno Samba Mombéyâ a écrit des poèmes en pular.

d) Le califat de Sokoto se trouvait au Fouta-Toro.

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a) Faux : Fougoumba est la capitale religieuse ; la capitale politique est Timbo.

b) Faux : il était choisi par alternance entre deux familles, intronisé à Fougoumba et contrôlé par le conseil des anciens.

c) Vrai : il a écrit en pular, avec l'alphabet arabe, un poème didactique encore récité.

d) Faux : il se trouvait en pays haoussa, dans le nord du Nigeria actuel.

4Exercice 4

(Analyse d'un schéma) Observe le schéma « Forces et limites de l'hégémonie peule » de la leçon.

a) Relève deux forces et deux limites.

b) Laquelle des limites a été, selon toi, la plus décisive à la fin du XIXe siècle ? Justifie.

c) Donne un exemple guinéen pour illustrer la ligne « Rivalités entre familles et provinces ».

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a) Forces : États durables dotés d'institutions ; diffusion de l'islam et des écoles (ou littérature en pular, contrôle de vastes territoires). Limites : rivalités entre familles et provinces ; conquête coloniale (ou résistances, captifs).

b) La conquête coloniale a été décisive, car elle a mis fin à l'indépendance des États peuls ; mais elle a été facilitée par les rivalités internes, qui empêchaient une résistance unie. Toute réponse justifiée par un fait précis est acceptée.

c) Au Fouta-Djallon, les Alfaya et les Soriya se disputaient souvent le pouvoir au lieu de respecter l'alternance, et la province de Labé devint presque indépendante de l'almamy de Timbo.

5Exercice 5

(Dissertation guidée, type examen) Sujet : « Le Fouta-Djallon, un État théocratique peul. » Rédige l'introduction, un plan détaillé en trois parties (la naissance ; les institutions ; le rayonnement et les limites) avec des exemples, et la conclusion.

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Introduction : Au début du XVIIIe siècle, dans les hautes terres de la Moyenne-Guinée, des lettrés peuls fondent un État d'un type nouveau, gouverné selon la loi de l'islam : le Fouta-Djallon. Comment cet État est-il né, comment était-il organisé, et quel a été son rayonnement ?

I. La naissance : Peuls musulmans dominés par des chefs non musulmans ; jihad vers 1725 ; Karamoko Alfa premier almamy ; Ibrahima Sory Mawdo consolide l'État.

II. Les institutions : almamy à Timbo ; alternance Alfaya-Soriya ; intronisation et conseil des anciens à Fougoumba ; neuf diwe dirigés par des alfa, dont Labé ; misside et foulasso.

III. Le rayonnement et les limites : foyer d'enseignement coranique, littérature en pular (Tierno Samba Mombéyâ), commerce avec la côte ; mais rivalités Alfaya-Soriya, autonomie de Labé, place des captifs, conquête française (Bokar Biro à Porédaka, 1896).

Conclusion : Le Fouta-Djallon a été un État théocratique original, doté d'institutions équilibrées et d'un grand rayonnement religieux. Il a servi de modèle aux autres révolutions peules, mais ses divisions ont facilité la conquête coloniale. Son héritage reste très présent en Guinée.

Cherche d’abord seul, sur ton cahier, puis ouvre le corrigé pour comparer.

6Je vérifie

Choisis une réponse pour chaque question : la correction s’affiche aussitôt.

1Qui est le premier almamy du Fouta-Djallon ?
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Réponse B : Karamoko Alfa. Karamoko Alfa (Ibrahima Sambégou) dirige le jihad lancé vers 1725.

2Quelle est la capitale religieuse du Fouta-Djallon ?
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Réponse C : Fougoumba. L'almamy y est intronisé et le conseil des anciens y siège.

3Quel lettré a fondé le califat de Sokoto ?
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Réponse A : Ousmane dan Fodio. Son jihad, lancé en 1804, donne naissance au califat de Sokoto.

4Comment appelle-t-on l'écriture des langues africaines avec l'alphabet arabe ?
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Réponse B : l'ajami. L'ajami a permis aux lettrés du Fouta-Djallon d'écrire en pular.

5Quel almamy du Fouta-Djallon est tué en 1896 en combattant les Français ?
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Réponse C : Bokar Biro. Bokar Biro meurt à Porédaka, ce qui ouvre la voie à la domination française.

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