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Économie · Terminale SS Prépare le BAC

Leçon 8 sur 42

L'hypertrophie du secteur tertiaire et la faiblesse des transports

Je sais expliquer pourquoi le secteur tertiaire des pays sous-développés est « gonflé » sans être moderne, décrire la faiblesse des transports et en mesurer les effets par des calculs simples.

  • 55 min
  • 5 exercices corrigés
  • 2 schémas
  • QCM de 5 questions

À la fin de la leçon, tu sauras :

  • Définir l'hypertrophie du tertiaire et la distinguer du tertiaire des pays développés
  • Expliquer les causes du tertiaire refuge (exode rural, informel, emplois publics)
  • Décrire la faiblesse des transports (routes, rail, ports, transport urbain) et son héritage colonial
  • Calculer une densité routière, un coût de transport et la part du tertiaire
  • Montrer les conséquences sur le développement

Avant de commencer : Les leçons « Les caractéristiques du sous-développement » et « La faiblesse de l'industrie et de l'énergie ».

1Je découvre

Sur la route du Prince, à Conakry, Ibrahima compte les activités qu'il croise en allant au lycée : vendeuses de fruits, de cartes de recharge, de pain, laveurs de voitures, cireurs de chaussures, conducteurs de taxi-moto, réparateurs de téléphones, cambistes, étals de pagnes… « Tout le monde vend quelque chose, mais presque personne ne fabrique », remarque-t-il.

Le week-end, il accompagne son oncle, commerçant, à Nzérékoré pour acheter de l'huile de palme et des kolas. Le voyage dure plus longtemps que prévu : la route est coupée par une crevasse creusée par les pluies, un camion est embourbé, les passagers poussent. Arrivé, son oncle explique : « Avec le transport, le prix de mes produits augmente beaucoup avant même d'arriver en ville. »

Ibrahima se pose deux questions : pourquoi tant de gens travaillent-ils dans le commerce et les petits services ? Et pourquoi les transports sont-ils si difficiles et si chers ?

Qu'est-ce que l'hypertrophie du secteur tertiaire, pourquoi les transports sont-ils faibles dans les pays sous-développés, et quelles en sont les conséquences ?

2Je comprends

1. Rappel : les trois secteurs d'activité

L'économiste Colin Clark a classé les activités en trois secteurs :

  • le secteur primaire : agriculture, élevage, pêche, exploitation forestière (et souvent mines) ;
  • le secteur secondaire : transformation des matières premières (industrie, artisanat, bâtiment, énergie) ;
  • le secteur tertiaire : services (commerce, transport, banque, administration, santé, éducation, communication…).

Dans les pays aujourd'hui développés, la population active est passée progressivement du primaire au secondaire, puis au tertiaire : l'industrie a enrichi le pays, puis les services se sont développés grâce à cette richesse.

2. L'hypertrophie du secteur tertiaire

On parle d'hypertrophie (du grec : « croissance excessive ») du tertiaire quand ce secteur occupe une part de la population active et du PIB trop importante par rapport au niveau de développement du pays, en particulier par rapport à l'industrie.

Dans les pays sous-développés, le tertiaire s'est gonflé sans industrialisation préalable. Ce n'est pas un tertiaire de haute qualification (banques, ingénierie, informatique), mais surtout un tertiaire refuge :

  • petit commerce et vente ambulante (tabliers, marchands de rue) ;
  • petits métiers de services (cireurs, laveurs, porteurs, réparateurs, coiffeurs) ;
  • transport informel (taxis-motos, taxis collectifs, magbanas) ;
  • emplois administratifs parfois pléthoriques dans la fonction publique.
Tertiaire des pays développés
  • Vient après l'industrialisation
  • Emplois qualifiés et productifs
  • Secteur surtout formel
  • Revenus élevés et stables
  • Crée de la richesse
Tertiaire des pays sous-développés
  • Se gonfle sans industrialisation
  • Beaucoup de petits métiers peu productifs
  • Secteur largement informel
  • Revenus faibles et irréguliers
  • Sert souvent de refuge contre le chômage
Deux tertiaires très différents.

3. Les causes de l'hypertrophie du tertiaire

  • L'exode rural : les jeunes quittent des campagnes pauvres pour les villes ; faute d'usines pour les employer, ils se lancent dans le commerce ou les petits services.
  • La faiblesse de l'industrie : elle crée peu d'emplois.
  • La facilité d'entrée dans le petit commerce : il suffit d'un petit capital, pas de diplôme ni d'autorisation.
  • Le secteur informel : l'ensemble des petites activités non déclarées, non enregistrées, sans comptabilité ni protection sociale, qui permet à beaucoup de familles de survivre.
  • Les emplois publics : après l'indépendance, l'État a été un grand employeur, parfois au-delà de ses besoins et de ses moyens.
  • L'économie de traite héritée de la colonisation : le commerce d'import-export était l'activité la plus rentable, au détriment de la production.

4. Les conséquences de l'hypertrophie du tertiaire

  • Faible productivité : beaucoup de personnes se partagent peu de clients ; les revenus sont bas. C'est une forme de sous-emploi (on travaille, mais pas assez ou pour trop peu).
  • Pertes de recettes fiscales : l'informel paie peu d'impôts, l'État manque de ressources.
  • Précarité : pas de contrat, pas de retraite, pas d'assurance maladie.
  • Dépendance aux importations : une grande part du commerce vend des produits importés.
  • Mais aussi un rôle positif : l'informel amortit le chômage, fournit des biens et services bon marché et forme des apprentis.

Exemple

Énoncé (données fictives) : dans un pays X, la population active compte 5 000 000 de personnes : 2 750 000 dans le primaire, 400 000 dans le secondaire, 1 850 000 dans le tertiaire. Le tertiaire fournit 45 % du PIB et le secondaire 25 %.

a) Calcule la part de chaque secteur dans la population active.

b) Compare secondaire et tertiaire. Y a-t-il hypertrophie du tertiaire ?

Solution :

a) Primaire : 2 750 000 / 5 000 000 × 100 = 55 %. Secondaire : 400 000 / 5 000 000 × 100 = 8 %. Tertiaire : 1 850 000 / 5 000 000 × 100 = 37 %.

b) Le tertiaire occupe 37 % des actifs, plus de quatre fois plus que le secondaire (37 / 8 ≈ 4,6). Productivité relative du tertiaire : 45 / 37 ≈ 1,22 ; du secondaire : 25 / 8 ≈ 3,13. Le tertiaire est gonflé alors que l'industrie reste très faible : c'est une hypertrophie du tertiaire.

5. La faiblesse des transports

Les transports sont un service essentiel : ils relient les producteurs aux marchés, les usines aux ports, les villages aux écoles et aux hôpitaux. Dans les pays sous-développés, ils sont insuffisants.

a) Les routes. Le réseau est peu dense et une faible part est bitumée. Beaucoup de pistes deviennent impraticables en saison des pluies (boue, crevasses, ponts emportés). L'entretien manque, les véhicules sont souvent vieux et surchargés, les accidents nombreux.

b) Les chemins de fer. Ils sont peu nombreux et souvent miniers : ils relient une mine à un port (en Guinée, les lignes de bauxite vers Kamsar ou Conakry). Le chemin de fer Conakry-Niger, construit sous la colonisation jusqu'à Kankan (achevé en 1914), n'assure plus de service régulier de voyageurs sur la plus grande partie de son tracé.

c) Les ports et aéroports. Les grands ports sont souvent tournés vers l'exportation de matières premières (port minéralier de Kamsar) et l'importation de produits manufacturés (port autonome de Conakry). Les coûts de manutention et les délais sont élevés.

d) Le transport urbain. Les villes grandissent vite ; le transport collectif organisé est limité ; taxis collectifs et taxis-motos comblent le vide, avec des embouteillages et de l'insécurité routière.

e) Un héritage colonial. Les réseaux ont été construits pour drainer les produits de l'intérieur vers les ports, pas pour relier les régions entre elles ni les pays voisins. On parle de réseaux en « arête de poisson » ou en antenne : des lignes qui partent de la côte vers l'intérieur, sans liaisons transversales.

  1. 1Réseau colonial : des lignes partent des zones de production vers le port
  2. 2Faible entretien après l'indépendance : les routes se dégradent
  3. 3Saison des pluies : les pistes deviennent impraticables
  4. 4Coûts de transport élevés : les prix montent, les produits pourrissent
  5. 5Régions enclavées : échanges faibles, pauvreté rurale
Comment la faiblesse des transports freine le développement.

6. Mesurer la faiblesse des transports

La densité routière mesure la longueur de routes par rapport à la superficie :

densité routière = longueur du réseau (km)superficie (km2) × 100 (en km pour 100 km2)

Le coût du transport par tonne-kilomètre permet de comparer les modes de transport :

coût par t.km = prix du transporttonnage × distance

Exemple

Énoncé : la Guinée a une superficie de 245 857 km². On suppose (chiffre fictif) que son réseau routier bitumé mesure 3 000 km.

a) Calcule la densité du réseau bitumé.

b) Un pays européen a une densité de 150 km pour 100 km². Combien de fois est-elle supérieure ?

Solution :

a) 3 000 / 245 857 × 100 ≈ 1,22 km pour 100 km².

b) 150 / 1,22 ≈ 123 : environ 120 fois plus dense.

Méthode

Pour analyser la faiblesse des transports dans une copie :

  1. Je décris chaque mode : routes, rail, ports, transport urbain.
  2. Je donne des indicateurs : densité, part bitumée, coût par tonne-kilomètre, durée de trajet.
  3. J'explique les causes : héritage colonial, manque d'entretien, coût des travaux, relief et pluies.
  4. Je montre les conséquences : prix élevés, pertes de récoltes, enclavement, faible intégration régionale.
  5. Je propose des solutions : entretien, pistes rurales, désenclavement, corridors régionaux.

7. Les conséquences de la faiblesse des transports

  • Coûts élevés qui renchérissent les produits et réduisent le revenu des paysans.
  • Pertes de récoltes (fruits, légumes) faute de pouvoir les évacuer à temps.
  • Enclavement de régions entières, qui restent en dehors des échanges.
  • Faible intégration nationale et régionale : peu d'échanges entre régions et avec les pays voisins.
  • Accès difficile aux écoles, aux centres de santé et aux services publics.

3Je retiens

Je retiens

Trois secteurs (Colin Clark) : primaire, secondaire, tertiaire.

Hypertrophie du tertiaire : part excessive des services par rapport au niveau de développement, sans industrialisation préalable ; tertiaire refuge, largement informel.

Causes : exode rural, faible industrie, facilité d'entrée dans le petit commerce, emplois publics, héritage de l'économie de traite.

Conséquences : faible productivité, sous-emploi, précarité, faibles recettes fiscales ; mais rôle d'amortisseur du chômage.

Transports : routes peu denses et peu bitumées, pistes impraticables en saison des pluies, rail surtout minier, ports tournés vers l'exportation ; réseaux coloniaux en antenne vers la côte.

Densité routière = longueur / superficie × 100 ; coût par t.km = prix / (tonnes × km).

4Erreurs fréquentes

  • Croire qu'un tertiaire important est toujours un signe de développement : dans les pays sous-développés, c'est souvent un tertiaire refuge peu productif.
  • Confondre informel et illégal : l'informel regroupe surtout des activités licites (vendre, réparer) mais non déclarées.
  • Oublier la dimension historique des transports : les réseaux coloniaux étaient orientés vers les ports d'exportation.
  • Oublier de multiplier par 100 dans le calcul de la densité routière exprimée en km pour 100 km².

5Je m’exerce

1Exercice 1

(Questions de cours)

a) Définis l'hypertrophie du secteur tertiaire.

b) Qu'est-ce que le secteur informel ? Donne trois exemples d'activités informelles.

c) Pourquoi les réseaux de transport hérités de la colonisation sont-ils dits « en antenne » ?

Voir le corrigéCacher le corrigé

a) L'hypertrophie du tertiaire est le gonflement excessif du secteur des services par rapport au niveau de développement du pays et à son industrie : il occupe beaucoup d'actifs sans avoir été précédé d'une industrialisation, et il est composé surtout de petits métiers peu productifs.

b) Le secteur informel regroupe les petites activités économiques non déclarées ni enregistrées, sans comptabilité ni protection sociale. Exemples : vendeuse de fruits au bord de la route, réparateur de téléphones, conducteur de taxi-moto, couturier de quartier.

c) Parce qu'ils partent des ports vers l'intérieur, comme des antennes, pour évacuer les produits d'exportation ; ils ne relient presque pas les régions entre elles.

2Exercice 2

(Calcul, données fictives) Dans un pays Y, sur 4 000 000 d'actifs, 2 200 000 travaillent dans le primaire, 320 000 dans le secondaire et le reste dans le tertiaire.

a) Calcule l'effectif et la part de chaque secteur.

b) Combien d'actifs du tertiaire y a-t-il pour un actif du secondaire ?

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a) Tertiaire : 4 000 000 − 2 200 000 − 320 000 = 1 480 000. Parts : primaire 2 200 000 / 4 000 000 × 100 = 55 % ; secondaire 320 000 / 4 000 000 × 100 = 8 % ; tertiaire 1 480 000 / 4 000 000 × 100 = 37 %.

b) 1 480 000 / 320 000 = 4,625 : environ 4,6 actifs du tertiaire pour un actif du secondaire, signe d'hypertrophie du tertiaire.

3Exercice 3

(Calcul, données fictives) Un commerçant transporte 8 t d'huile de palme sur 900 km, de Nzérékoré à Conakry. Le camion lui coûte 14 400 000 GNF.

a) Calcule le coût par tonne-kilomètre.

b) Par le rail, on suppose que le coût serait de 1 000 GNF par tonne-kilomètre. Quelle économie ferait-il ?

c) Chaque bidon de 20 L pèse environ 20 kg. Quel est le coût du transport par bidon par la route ?

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a) 14 400 000 / (8 × 900) = 14 400 000 / 7 200 = 2 000 GNF par tonne-kilomètre.

b) Par le rail : 1 000 × 7 200 = 7 200 000 GNF. Économie : 14 400 000 − 7 200 000 = 7 200 000 GNF (la moitié).

c) 8 t = 8 000 kg, soit 8 000 / 20 = 400 bidons. Coût par bidon : 14 400 000 / 400 = 36 000 GNF.

4Exercice 4

(Analyse de document, type BAC) Texte écrit pour l'exercice :

« En saison des pluies, la piste qui relie le village à la route nationale est coupée pendant plusieurs semaines. Les producteurs de pommes de terre voient leurs récoltes pourrir. Ceux qui arrivent à passer vendent aux commerçants au prix qu'imposent ces derniers. Pendant ce temps, dans la capitale, les tabliers vendent des oignons et des pommes de terre importés. »

a) Relève deux conséquences de la faiblesse des transports.

b) Explique pourquoi les producteurs sont en position de faiblesse face aux commerçants.

c) Montre que ce texte illustre aussi l'hypertrophie du tertiaire et la dépendance extérieure.

Voir le corrigéCacher le corrigé

a) Les récoltes pourrissent faute de pouvoir être évacuées ; les producteurs vendent à bas prix aux commerçants qui peuvent passer.

b) Les producteurs sont isolés, n'ont pas de moyen de transport ni de lieu de stockage, et leurs produits sont périssables : ils doivent vendre vite, au prix imposé par les rares commerçants qui viennent jusqu'à eux.

c) Hypertrophie du tertiaire : dans la capitale, de nombreux tabliers vivent du petit commerce. Dépendance extérieure : on y vend des oignons et des pommes de terre importés alors que les producteurs nationaux ne peuvent pas acheminer les leurs.

5Exercice 5

(Rédaction, type BAC) Sujet : « Expliquez pourquoi le secteur tertiaire est hypertrophié dans les pays sous-développés et montrez ses conséquences. » Rédige une introduction, deux parties et une conclusion en prenant des exemples guinéens.

Voir le corrigéCacher le corrigé

Plan détaillé attendu :

Introduction : définition des trois secteurs et de l'hypertrophie du tertiaire ; constat : dans les villes guinéennes, le petit commerce et les petits services sont partout. Pourquoi, et avec quels effets ?

I. Les causes : exode rural vers Conakry et les grandes villes ; faiblesse de l'industrie qui crée peu d'emplois ; facilité d'entrée dans le commerce (peu de capital, pas de diplôme) ; secteur informel ; emplois publics nombreux ; héritage de l'économie de traite (commerce d'import-export).

II. Les conséquences : faible productivité et sous-emploi ; revenus faibles et irréguliers ; précarité (pas de protection sociale) ; faibles recettes fiscales pour l'État ; commerce de produits importés qui accentue la dépendance ; mais rôle d'amortisseur social et de formation d'apprentis.

Conclusion : l'hypertrophie du tertiaire est le reflet de l'absence d'industrialisation ; pour la réduire, il faut développer l'agriculture et l'industrie, et accompagner le passage de l'informel au formel (enregistrement simple, crédit, formation).

Cherche d’abord seul, sur ton cahier, puis ouvre le corrigé pour comparer.

6Je vérifie

Choisis une réponse pour chaque question : la correction s’affiche aussitôt.

1L'hypertrophie du tertiaire signifie :
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Réponse B : un gonflement excessif des services par rapport au niveau de développement. Le tertiaire se gonfle sans industrialisation préalable, surtout par des petits métiers.

2Un vendeur ambulant non déclaré, sans comptabilité ni protection sociale, travaille dans :
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Réponse A : le secteur informel. L'informel regroupe les petites activités licites mais non enregistrées.

3Pourquoi les réseaux de transport coloniaux ont-ils été construits ?
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Réponse B : pour évacuer les produits de l'intérieur vers les ports. Ils drainaient les matières premières vers la côte pour les exporter vers la métropole.

4Un transport de 5 t sur 400 km coûte 6 000 000 GNF. Le coût par tonne-kilomètre est :
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Réponse C : 3 000 GNF. 6 000 000 / (5 × 400) = 6 000 000 / 2 000 = 3 000 GNF.

5Quelle est une conséquence directe des pistes impraticables en saison des pluies ?
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Réponse B : la perte de récoltes qui ne peuvent pas être évacuées. Les produits périssables pourrissent avant d'atteindre les marchés.

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